L’adoption de la loi sur les handicapés a annoncé une nouvelle ère pour ses personnes à besoins spécifiques. Aujourd’hui encore, on s'enfélicite. Pour la première fois, les universités égyptiennes annoncent ouvrir leurs portes aux personnes en situation de handicap, à pied d'égalité avec les autres. Plus d’encouragement à ces 15 millions de personnes.
Elles possèdent des potentialités qui les rendent capables d’interagir, de produire et de réaliser de remarquables succès. Cela explique le surnom que les personnes en situation de handicap, décrochent à présent : “Les personnes à forte volonté”.
Mener une vie sociale comme tout autre citoyen est un droit pour une personne handicapée. Plusieurs avancées ont été réalisées ces dernières années, notamment après que le chef de l’Etat a proclamé l’année 2018 comme celle des personnes handicapées, et après l’adoption de la loi sur les personnes à besoins spécifiques.
Cette loi a assuré le droit de ces personnes à un enseignement postscolaire. Désormais, les personnes à besoins spécifiques seront traitées sur le même pied d’égalité que leurs compatriotes, et seront soumises aux mêmes conditions que les autres, pour pouvoir adhérer aux universités.
L’on se rappelle, il y a plusieurs années- précisément en 2009- lorsque la députée Héba Hagras, avait observé- comme d'autres- un sit-in pour appeler à une représentation des personnes handicapées au sein du Parlement, ce qui leur permettraient de parler de leurs souffrances, de leurs problèmes et surtout de leurs droits.
Hagras- experte au Conseil national de la Femme et à celui des Handicapés- s’est félicitée, à cette occasion, de voir les élèves handicapés, ayant obtenu leur bac, se préparer à présenter leurs dossiers pour intégrer les universités égyptiennes. Les portes leur sont grandes ouvertes, s’est-elle réjoui.
La députée a affirmé que, pour la première fois dans l’histoire de l’enseignement supérieur en Egypte, les universités égyptiennes examinaient les dossiers des élèves à besoins spécifiques, sans distinction, et accepteraient ceux qui répondraient aux conditions mises par chaque université pour y poursuivre leurs études.
C’est là un des premiers fruits obtenus par la nouvelle loi no10 pour l’an 2018, sur les droits des personnes à besoins spécifiques. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a en outre promis de bannir toutes les formes négatives de discrimination à l’encontre des élèves à besoins spécifiques, en ce qui concerne leur adhésion aux différentes universités égyptiennes.
“Les temps où vous étiez privés de votre droit d’intégrer les universités égyptiennes, tout comme vos compatriotes, est révolu. Désormais, vous serez soumis- tout comme les autres étudiants- aux mêmes conditions d’adhésion. C’est à votre tour de prouver vos capacités et de prouver- à soi- avant de le prouver aux autres- que vous êtes dignes de ces droits et que vous êtes capables de donner et de produire si jamais on vous accorde la chance”, a dit Mme Hagras dans un message qu’elle a adressé aux étudiants à besoins spécifiques.
Le député Mohamed Abou Hamed- secrétaire adjoint de la commission “solidarité sociale” au Parlement, a souligné que la Direction politique tenait à promouvoir les droits de l’homme, et donc assurer tous les droits aux personnes handicapées. “C’est le vrai début d’avoir accès aux droits acquis par cette catégorie puisqu’elle possède les potentialités qui leur permettent de réussir et de réaliser des exploits dans les différents domaines”, a-t-il renchéri.
En fait, le climat général est devenu propice pour intégrer ces personnes au sein de la société, et au sein de tous les secteurs. La nouvelle loi a mis un terme à toutes les injustices auxquelles ces personnes s’exposaient.
La loi sur les droits des personnes en situation d’handicap a mis fin à des accumulations ayant duré de longues années et à des problèmes suspendus dont souffraient ces personnes, ont martelé les observateurs.
Nous souhaitons, plus que tout, que les différentes instances et autorités cessent de formuler des vœux et se mettent au travail afin d’assurer une réelle inclusion des personnes en situation de handicap à la société égyptienne. Plusieurs résultats concrets ont été adoptés pour améliorer la participation sociale de ces personnes… il ne manquait que la volonté pour les prioriser.
“Les personnes à forte volonté” avec les stars de la CAN
Quelle est la place des personnes dites handicapées dans notre société? Une question longuement posée. La nouvelle loi sur les droits des personnes à besoins spécifiques, est passée d’être simplement symbolique, pour ainsi permettre une véritable inclusion de tout un chacun à son milieu de vie et à la société. Ainsi, le gouvernement a-t-il pris des actions concrètes pour l’ensemble des personnes en situation de handicap.
Ainsi, et comme une étape qui fut vraiment réussie, quelques-unes de ces personnes à besoins spécifiques ont-ils décoré les photos commémoratives des différentes sélections africaines lors des matchs de la CAN 2019 joués en Egypte.
Sur les rythmes de l’hymne national de l’Egypte, Ibrahim a braqué les regards du grand public alors qu’il posait en face des Pharaons. Un autre bénévole non-voyant a réalisé son rêve en prenant une photo de souvenir avec le fameux joueur de la sélection algérienne, Riyad Mehraz.
Pourquoi pas, alors que l’Etat entreprend toutes les démarches nécessaires pour les faire intégrer dans la société.